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SUPERFERTIL : un point d’apport volontaire d’urine pour fertiliser nos champs

Citadin déposant ses urines dans une borne SUPERFERTIL avec deux bidons de 5 litres en ville

Le blocage du détroit d’Ormuz révèle aujourd’hui l’une des vulnérabilités les plus silencieuses de notre système alimentaire. Un tiers des engrais azotés mondiaux transite par ce corridor de 34 kilomètres. Pourtant, une solution de collecte pourrait se développer dans nos villes : l’urine humaine, riche en nutriments, constitue un fertilisant naturel produit quotidiennement, gratuitement, par chacun d’entre nous.

L’urine, un fertilisant naturel à collecter en ville

L’urine humaine contient de l’azote et du phosphore sous des formes directement assimilables par les plantes, les mêmes éléments nutritifs essentiels que ceux des engrais de synthèse importés du Golfe persique. Stockée quelques mois, elle se transforme en lisain, un fertilisant agricole naturel prêt à l’emploi.

Le programme de recherche-action OCAPI du LEESU (École des Ponts ParisTech) l’a démontré concrètement avec le projet EnVille. Depuis fin 2023 à Châtillon (92), une vingtaine d’habitants déposent chaque semaine leur urine dans un point d’apport volontaire au sein de leur AMAP. L’urine collectée retourne ensuite aux champs sous forme de lisain. Le cycle des nutriments est refermé.

L’expérience fonctionne. La question est maintenant de changer d’échelle.

SUPERFERTIL : un point d’apport volontaire d’urine pour la métropole

C’est l’ambition qu’Ekovore souhaite poursuivre en proposant SUPERFERTIL, une borne de collecte d’urine conçue pour être déployée à l’échelle des territoires.

Conçu par le studio Faltazi, SUPERFERTIL s’installe dans l’espace public comme un point d’apport volontaire, à l’image des conteneurs de biodéchets déjà présents dans nos rues. Les habitants y déposent leur urine collectée à domicile, selon un geste simple et accessible à tous.

L’objectif : construire des filières locales de valorisation agricole de l’urine à l’échelle métropolitaine, en s’appuyant sur les logistiques de collecte existantes des vidangeurs et sur des prestataires spécialisés pour acheminer les volumes collectés vers les exploitations agricoles partenaires.

De l’urinoir sans eau au point d’apport volontaire

SUPERFERTIL s’inscrit dans une démarche plus large portée par Ekovore autour de la gestion écologique des urines en milieu urbain. Nos urinoirs écologiques sans eau permettent déjà de collecter l’urine à la source dans l’espace public, sans consommation d’eau. SUPERFERTIL complète cette approche en proposant la collecte citoyenne et la restitution aux champs.

Deux équipements, une même logique, ne plus traiter l’urine comme un déchet, mais comme une ressource.

Produire localement ce que nous importons de l’autre bout du monde

L’engrais azoté que nous faisons venir du Golfe persique, nous pouvons le produire localement, biologiquement, collectivement. SUPERFERTIL n’est pas seulement un équipement urbain, c’est une proposition de souveraineté alimentaire à l’échelle du quartier.

Alors? On remplit les bidons ? 

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BOB : la solution innovante pour le tri hors-foyer dans l’espace public

Collecteurs de tri hors-foyer BOB Classic pour verre, emballages et ordures ménagères dans l’espace public

Le tri hors-foyer représente aujourd’hui un enjeu majeur pour les collectivités. Dans les rues, les parcs, les quais ou les zones festives, les dispositifs permettant de trier les déchets restent encore trop rares ou difficiles à déployer.

Pour répondre à ce défi, BOB propose une solution innovante de collecte des déchets dans l’espace public. Ce collecteur urbain intelligent complète efficacement les points d’apport volontaire (PAV) et les corbeilles de rue afin de rendre le tri accessible partout en ville.

BOB : un collecteur urbain conçu pour le tri des déchets hors-foyer

BOB est un collecteur de tri hors-foyer compact, connecté et mobile. Il a été conçu pour s’installer dans des espaces où les dispositifs de tri classiques ne peuvent pas être déployés.

Il s’intègre facilement dans différents types d’environnements urbains :

  • quais en dévers
  • secteurs difficiles d’accès pour les camions de collecte

Grâce à sa conception innovante, BOB permet d’étendre le tri des déchets dans l’espace public sans modifier profondément l’organisation des services de propreté.

Un système de collecte innovant par aspiration

Le fonctionnement de BOB repose sur une technologie simple et efficace : le vidage par aspiration via des balayeuses-aspiratrices.

Cette approche présente plusieurs avantages opérationnels :

  • suppression du ramassage manuel des déchets
  • réduction des risques pour les agents
  • collecte plus rapide et plus efficace
  • optimisation des tournées de nettoyage

Les collecteurs BOB peuvent également être équipés de capteurs de remplissage connectés, permettant d’optimiser les interventions des services municipaux et de réduire les déplacements inutiles.

Des résultats concrets pour améliorer la collecte des déchets urbains

Les premières expérimentations menées dans plusieurs métropoles françaises démontrent l’efficacité du dispositif BOB pour améliorer le tri hors-foyer.

Chiffres clés du dispositif

  • 13 tonnes de verre collectées en 6 mois à Rennes (60 kg de verre par semaine et par collecteur)
  • 91 % des usagers satisfaits à Bordeaux
  • Taux d’erreur de tri quasi nul

Rennes : une collecte de verre renforcée

À Rennes, les collecteurs BOB ont permis de capter 13 tonnes de verre en seulement six mois. Cette performance démontre l’efficacité du dispositif pour renforcer la collecte dans les zones où les conteneurs traditionnels sont difficiles à installer.

Bordeaux : des usagers convaincus

À Bordeaux, une enquête menée auprès des utilisateurs révèle que 91 % des usagers jugent le dispositif efficace. Le tri est particulièrement bien respecté, avec un taux d’erreur très faible.

Les services municipaux observent également des bénéfices importants :

  • moins de manipulation de déchets
  • amélioration des conditions de travail des agents
  • plus de temps disponible pour d’autres missions de propreté

BOB KUB : une nouvelle génération de collecteurs urbains

Afin de faciliter le déploiement du tri hors-foyer dans un plus grand nombre de villes, une nouvelle version du collecteur a été développée : BOB KUB.

Cette évolution repose sur :

  • une conception simplifiée
  • une optimisation des matériaux
  • une réduction du coût de fabrication

L’objectif est de permettre aux collectivités de déployer plus largement le tri des déchets dans l’espace public tout en maîtrisant les coûts.

Vers une généralisation du tri hors-foyer en France

Face aux enjeux environnementaux et aux objectifs de recyclage, les collectivités doivent développer de nouvelles solutions pour améliorer la gestion des déchets urbains.

Le dispositif BOB s’inscrit pleinement dans cette dynamique en proposant une solution :

  • flexible
  • robuste
  • complémentaire aux infrastructures existantes

Déjà expérimenté à Nantes, Rennes et Bordeaux, le dispositif suscite aujourd’hui l’intérêt de nombreuses collectivités souhaitant améliorer leur collecte des déchets dans l’espace public.

L’objectif : rendre le tri hors-foyer simple, efficace et accessible dans toutes les villes.

Pour en savoir plus sur le Tri Hors-foyer : CITEO

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Un composteur hors-sol, pour toilettes-sèches

Composteur hors-sol pour toilettes sèches avec deux cellules et seaux en attente de vidage, installé sur herbe le long d’un mur

En ville, les toilettes sèches se heurtent à un obstacle majeur : l’absence d’exutoire. Bien qu’elles constituent une alternative crédible au tout-à-l’égout, leur déploiement reste limité par plusieurs contraintes :
– gestion sécurisée des matières fécales
– possibilité d’installation sur sols non perméables
– protection contre les rongeurs.

Dans les logements, ateliers ou lieux culturels, l’usage des toilettes sèches se heurte rarement à un manque de volonté. Sans exutoire efficace ni dispositif adapté aux contraintes urbaines, le système ne fonctionne pas durablement.

Les toilettes ne sont jamais un objet isolé : elles s’inscrivent dans un système global où chaque élément technique compte.

Composteur pour toilettes sèches : une solution pensée comme un système

Nous avons imaginé une solution de compostage hors-sol qui répond directement aux contraintes spécifiques du milieu urbain. Ce dispositif autonome repose sur un principe éprouvé : le temps et le travail de la micro-faune du sol. Deux années de maturation assurent ainsi un traitement sûr et stabilisé des matières fécales.

Cette temporalité longue joue un rôle essentiel : elle stabilise biologiquement les matières et élimine les éléments pathogènes.

Schéma en coupe d’un composteur pour toilettes sèches montrant cellule de maturation, table d’ensemencement et bac inox de lixiviats avec robinet

Brique technique autonome du composteur pour toilettes sèches

La solution s’appuie sur une brique technique complète qui comprend :

  • Deux cellules de compostage (500 L ou 800L), équipées de tables d’ensemencement, pour le remplissage, la maturation et le stockage de litière (matière-sèche)
  • Table d’ensemencement à nourrir de sol vivant pour garantir le processus de compostage
  • Un bac de collecte des lixiviats, positionné sous les cellules, qui récupère les excédents liquides

L’ensemble forme un dispositif cohérent et autonome. Il se pose sur un sol artificiel non perméable, comme une cour bétonnée d’immeuble, et assure un fonctionnement sécurisé et pérenne.

Accompagnement professionnel du composteur pour toilettes sèches

Un service professionnel, écologique et local peut accompagner cette solution afin d’en garantir le bon fonctionnement dans la durée. Ce suivi permet également la maîtrise des flux et l’adaptation du dispositif aux usages réels.

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L’Uritrottoir MAXI : quand l’urinoir urbain passe en mode grand volume

Uritrottoir Maxi installé dans un angle de rue à l’abri des regards

Quand Toulouse Métropole lance un défi, nous ne répondons pas dans la demi-mesure.
La mission était claire : concevoir un urinoir urbain compact capable d’offrir le plus grand volume de collecte d’urine possible. Un objectif ambitieux, à la croisée du design, de l’ingénierie et de l’innovation environnementale.

Challenge relevé… et appel d’offre remporté
Le résultat : l’Uritrottoir MAXI, une nouvelle génération d’équipement urbain, désormais prête à faire son entrée dans les rues toulousaines.

Un concentré de performance dans un format compact

L’Uritrottoir MAXI a été pensé pour conjuguer discrétion, efficacité et robustesse, tout en répondant aux fortes contraintes de l’espace public.

Ses principales caractéristiques :

  • 220 litres d’urine à la pesée
  • Jusqu’à 440 litres de capacité totale grâce à des réservoirs connectés, en configuration côte-à-côte ou dos-à-dos
  • Avec ou sans pare-vues, selon les usages et les contextes d’implantation
  • Deux approches esthétiques :
    • des couleurs intégrées au mobilier urbain existant
    • ou des teintes vives, pour une visibilité immédiate à distance
  • Double pente sommitale anti-dépôt, empêchant toute accumulation d’objets ou de déchets
  • Sondes communicantes permettant de suivre à distance le niveau de remplissage des équipements

Un design fonctionnel, pensé pour l’espace public réel, ses usages… et ses contraintes.

De la collecte à la valorisation : donner un sens à chaque goutte

Au-delà de la performance technique, l’Uritrottoir MAXI s’inscrit dans une logique d’économie circulaire.
L’urine est naturellement riche en azote et en phosphore, des ressources précieuses pour l’agriculture.

Collecter, stocker, puis valoriser l’urine en fertilisant devient ainsi une évidence environnementale.
Un geste simple, mais un impact concret.

Un déploiement dès février à Toulouse

L’Uritrottoir MAXI est actuellement en production.
Les premières installations sont prévues dès février 2026 dans les rues de Toulouse.

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Pas de toit, pas de robinet… comment arroser un jardin partagé ?

Récupérateur d'eau de pluie autonome Rosiluv. Cuves IBC installées en série avec toitures en acier galvanisé pour la collecte d’eau de pluie, entourées d’un jardin et de bacs de récupération.

Un toit pour collecter l’eau pour arroser les jardins partagés est aujourd’hui une solution pratique lorsque l’accès au réseau d’eau est impossible. À Rennes, l’association Vivre à Beauregard a choisi une installation simple et efficace pour assurer l’arrosage de son jardin partagé.

Grâce à ce système, le jardin est désormais autonome en eau. Il peut ainsi fonctionner sans raccordement au réseau public.


Pourquoi récupérer l’eau de pluie dans un jardin partagé ?

Sans accès à l’eau courante, l’arrosage devient vite un frein au développement du jardin. Pourtant, la pluie offre une ressource gratuite, locale et renouvelable.

En récupérant l’eau de pluie, les jardiniers peuvent :

  • arroser sans gaspiller l’eau potable,
  • réduire les coûts,
  • sécuriser l’arrosage en période sèche,
  • et adopter une démarche écologique.

Ainsi, un toit pour collecter l’eau pour arroser les jardins partagés devient un outil clé pour garantir la continuité des cultures.


Une installation simple et efficace à Rennes

Sur la Promenade Pierre Roland Giot, l’association a installé trois cuves IBC reliées en série. Elles sont surmontées de deux toitures Rosiluv en acier galvanisé.

Ces toits captent directement l’eau de pluie. Ensuite, l’eau s’écoule dans les cuves et se stocke naturellement. Le volume obtenu couvre l’ensemble des besoins d’arrosage du jardin sur la saison.

De plus, l’installation reste robuste, facile à entretenir et rapide à mettre en place.


Quels sont les bénéfices concrets pour le jardin ?

Grâce à ce dispositif, le jardin partagé bénéficie :

  • d’une autonomie complète en eau,
  • d’une meilleure gestion des ressources,
  • d’une réduction de l’empreinte écologique,
  • et d’un confort d’arrosage pour les bénévoles.

En parallèle, cette solution renforce l’engagement écologique du projet. Elle montre aussi qu’il est possible d’agir localement, avec des moyens simples.


Une solution inspirante pour d’autres projets

Aujourd’hui, un toit pour collecter l’eau pour arroser les jardins partagés peut s’installer partout : dans un quartier, une école, une friche urbaine ou un jardin associatif.

Ce projet rennais prouve qu’avec quelques cuves, un système de récupération d’eau de pluie et une bonne organisation collective, un jardin peut devenir totalement autonome.

👉 Une initiative inspirante à découvrir sur place !

Un équipement conçu par Faltazi pour Rennes Métropole

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EKOVORE au Forum des rencontres annuelles Adapataville

Rencontres annuelles Adaptaville | Agence Parisienne du Climat

Le lundi 14 octobre prochain, nous serons présents au Pavillon de l’Arsenal à Paris à l’occasion du Forum des Rencontres Adaptaville. À cette occasion, nous présenterons nos équipements EKOVORE, conçus pour accompagner la transition écologique.

L’accent sera mis sur nos solutions de collecte d’eau pluviale :

Ce sera également l’opportunité de discuter de nos urinoirs sans eau NPK, homme et femme, ainsi que de nos composteurs modulaires, spécialement conçus pour les copropriétés.

Nous vous invitons à noter cette date dans vos agendas :

Lundi 14 octobre, de 14h à 18h, au Pavillon de l’Arsenal.

Plus d’informations sur : Adaptaville.

Panoplie EKOVORE
Panoplie EKOVORE des équipements destinés à la transition écologique
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L’uritonnoir | L’urinoir malin

Uritonnoirs installés aux USA avec pare-vues et sous une tente


L’urine est une thématique qui captive !
Au lancement de l’Uritonnoir, nous avons bénéficié d’un bel article dans le GUARDIAN :

“L’Uritonnoir: the straw bale urinal that makes compost from ‘liquid gold' ».

Pour accompagner son usage, nous avons préparé deux supports essentiels : une notice de montage et un mode d’emploi


Notice de montage

L’objet s’expédie à plat et nécessite l’assemblage de deux pièces une fois livré.
Un tuto détaillé est désormais en ligne pour guider l’utilisateur pas à pas.


Mode d’emploi

Ce guide permet de comprendre le fonctionnement de ce nouvel outil un peu exotique.
L’association paille + urine (carbone + azote) permet de générer du fumain (fumier humain).
L’Uritonnoir est conçu dans un matériau résistant aux UV et au gel, ce qui lui permet de rester à l’extérieur.
Il est lavable et peut s’empiler facilement pour le stockage.


Observations sur les usages

1. Popularité en Europe

L’Uritonnoir est particulièrement plébiscité en Europe, surtout dans le nord.
Peut-être une question de culture… ou de bière ? Mystère.

2. Diversité des installations

Les photos reçues montrent différentes configurations :

  • Pudeur : bottes de paille agencées astucieusement
  • Adaptation aux publics : ajustement de la hauteur pour enfants, ajout de pare-vues pour femmes
  • Accessoirisation : poubelles, support pour poser sa boisson
  • Détournement d’usage : utilisation directe dans des andains de compost pour activer la transformation

3. Matière sèche utilisée

Le choix de la matière varie selon les disponibilités locales :

  • Paille : recommandée, issue des cultures céréalières, 20€ la balle de 300 kg
  • Foin : plus absorbant mais coûteux, moins pertinent car destiné au bétail
  • Autres fibres : en Nouvelle-Zélande, la nature exacte des bottes reste inconnue

Les atouts de l’Uritonnoir

Après plus de dix ans d’existence, l’Uritonnoir reste l’urinoir le plus léger et le moins cher du marché :

  • 400 grammes seulement
  • Prix imbattable 💥
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L’uritonnoir | Le TEST

Pisseur d'uritonnoir au Hellfest

Nous savons que l’Uritonnoir fonctionne parfaitement en fond de jardin, mais il restait à tester la capacité d’absorption des bottes de paille sur un public plus conséquent.

Quel festival pour notre test ?

Nous avons rapidement pensé à un événement près de Nantes : le Hellfest ! 😈
Petit coup de fil au KING de la logistique, toujours à la recherche de solutions sanitaires innovantes, et c’est parti pour un test grandeur nature.

Il nous propose d’installer neuf balles de paille rondes, chacune équipée de 3 Uritonnoirs.
Au total, 27 Uritonnoirs au centre du White Camp Hellfest, où 30 000 festivaliers viennent planter leurs tentes.

Une petite équipe d’observation s’organise. Comme tous designers consciencieux, nous plantons également nos tentes à une extrémité des balles de paille, munis de compteurs manuels.

Premiers jours de test

Le festival ouvre ses portes et l’expérience commence !

Très vite, les festivaliers abandonnent les gobelets de 25 cl pour adopter des pichets d’1,5 litre. 🍺🍺🍺🍺🍺
Un vrai tsunami d’urine en perspective !

Heureusement, des solutions sanitaires complémentaires sont en place. La première journée se déroule calmement. Les vagues de festivaliers se succèdent, posent leurs pichets sur les bottes de paille et vidangent leurs vessies à un rythme effréné.

La troisième journée est plus compliquée. Un changement de balle aurait été utile, mais sur un festival aussi fréquenté, les véhicules de manutention sont proscrits pour des raisons de sécurité.
C’est ce qu’on peut appeler un crash-test grandeur nature d’une fonction technique !

La petite victoire ? Entendre les festivaliers s’exclamer :

“Ah ! Mais c’est pour faire du fumier… malin !” 🪱
À ce moment, nous savons que l’Uritonnoir véhicule bien le message essentiel.

Bilan du test

Grâce à cette expérience, nous pouvons maintenant dimensionner correctement le nombre d’Uritonnoirs en fonction du nombre d’usagers.

L’Uritonnoir répond avec grande efficacité pour les contextes suivants :

  • Micro-festivals avec peu de moyens pour louer des sanitaires
  • Fêtes agricoles (paille facilement accessible)
  • Classes vertes, scoutisme et camps Nature
  • Événements sportifs (trails, courses à pied)
  • Fêtes familiales et anniversaires
  • Événements d’entreprise
  • Campings et gîtes à la ferme
  • Sites d’accrobranche et via ferrata
  • Parcs aventures
  • Et bien sûr, tous les fonds de jardin

Ainsi, l’urine peut être récoltée et valorisée in situ comme engrais, par exemple pour les tomates 🍅.

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L’uritonnoir | Test grandeur nature

L’uritonnoir fonctionne parfaitement en fond de jardin. Cependant, une question restait ouverte : comment se comporte-t-il face à un public beaucoup plus important ? Plus précisément, quelle est la capacité réelle d’absorption des bottes de paille lorsqu’elles sont sollicitées en continu ?

Pour y répondre, il fallait un terrain d’expérimentation à la hauteur du défi.

Direction le Hellfest, près de Nantes

Très vite, une évidence s’impose : le Hellfest. 😈
Un coup de téléphone au responsable logistique du festival, toujours en quête de solutions sanitaires alternatives, suffit à lancer l’expérience.

Le dispositif imaginé est simple et ambitieux. Neuf balles de paille rondes sont installées. Chacune accueille trois uritonnoirs. Au total, 27 uritonnoirs prennent place au cœur du White Camp, là où près de 30 000 festivaliers viennent planter leurs tentes.

Une observation en conditions réelles

Afin de suivre le test au plus près, une petite équipe d’observation s’organise. Comme tout designer consciencieux et impliqué, nous installons également nos tentes à proximité des bottes de paille. Munis de compteurs manuels, nous sommes prêts.

Dès l’ouverture du festival, l’expérimentation commence.

Très rapidement, un phénomène inattendu apparaît. En quelques heures, les gobelets de 25 cl sont délaissés. À leur place, les festivaliers adoptent des pichets de 1,5 litre. 🍺🍺🍺🍺🍺 Le débit augmente fortement. Un véritable tsunami d’urine se profile.

Heureusement, l’uritonnoir n’est pas seul. Des solutions sanitaires complémentaires sont également en place, ce qui permet d’absorber les pics de fréquentation.

Trois jours de test intensif

La première journée se déroule sans incident. Les festivaliers se succèdent, posent leurs pichets sur les bottes de paille et vident leur vessie à un rythme soutenu.

La question reste pourtant entière : à partir de quel seuil les bottes de paille vont-elles saturer ?

La troisième journée apporte la réponse. Elle s’avère plus délicate. Un changement de balle aurait été utile. Toutefois, sur un festival de cette ampleur, les véhicules de manutention sont proscrits pour des raisons de sécurité. L’uritonnoir subit alors un crash-test grandeur nature, en conditions réelles.

Quand l’usage fait passer le message

Au-delà des chiffres, une petite victoire retient l’attention. Dans les allées du campement, certains festivaliers s’exclament :
« Ah, mais c’est pour faire du fumier… malin ! »

À ce moment précis, le pari est gagné. L’objet ne se contente pas de répondre à un besoin sanitaire. Il véhicule un message clair, immédiatement compris et accepté.

Un dispositif désormais maîtrisé

Grâce à ce test, une information clé est validée. Il devient possible de dimensionner précisément le nombre d’uritonnoirs en fonction du nombre d’usagers.

L’uritonnoir répond ainsi efficacement à de nombreux contextes :

  • micro-festivals disposant de peu de moyens,
  • fêtes agricoles, où la paille est facilement accessible,
  • classes vertes et camps nature,
  • événements sportifs, le long des trails et parcours,
  • fêtes familiales et anniversaires,
  • événements d’entreprise,
  • campings et gîtes à la ferme,
  • parcs d’aventure, accrobranche et via ferrata,
  • et surtout, tous les fonds de jardin, sans distinction.

Valoriser localement une ressource précieuse

Enfin, l’objectif reste inchangé. L’urine collectée ne disparaît pas dans un réseau. Elle devient une ressource. Sur place, elle peut être valorisée directement en fertilisant naturel.

Et comme le résument certains festivaliers, avec le sourire :
« Parfait pour les tomates. » 🍅

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L’uritonnoir | Genèse

Uritonnoir installé sur balle de paille au fond d'un jardin

Planter un urinoir dans une botte de paille… Quelle drôle d’idée !
Et pourtant, au Center for Alternative Technology de Pantperthog, au Pays de Galles, les visiteurs sont invités à uriner directement dans des bottes de paille.

L’objectif est simple, mais puissant :
associer deux déchets courants :

  • l’urine (riche en azote),
  • la paille (riche en carbone).

Ainsi, ces deux matières forment un amendement naturel : le fumain, autrement dit du fumier humain, gratuit et utile pour le jardin-potager.

Les premières limites du système

Cependant, une première observation s’impose rapidement :
uriner sur une botte de paille entraîne des désagréments, notamment des éclaboussures peu agréables lorsque le jet est mal maîtrisé.

Alors, les idées fusent.

Et si l’on fabriquait directement des urinoirs en paille ?
Autrement dit, agglomérer ce déchet céréalier pour en faire un objet. Il aurait fallu créer des moules, produire des pièces…
Mais très vite, cette solution montre ses limites :

  • et surtout, l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) ne serait pas du tout optimisée.
  • les pièces, imprégnées d’urine, se dégraderaient rapidement,
  • la fabrication serait trop énergivore,
  • le transport serait coûteux

La naissance de l’Uritonnoir

Une autre idée apparaît alors, beaucoup plus simple :
planter un entonnoir au cœur d’une botte de paille.
Un urinoir + un entonnoir = un URITONNOIR.

Les premières silhouettes sont esquissées.
Toutefois, le choix du matériau devient immédiatement stratégique.

Un objet lié à l’environnement doit-il être forcément biodégradable ?
L’amidon de maïs, par exemple, pourrait rendre l’objet compostable.
Mais là encore, nouvelle impasse :
en contact permanent avec l’urine, le matériau se dégraderait trop vite.
Cela en ferait un objet jetable, donc énergivore à produire, à remplacer… encore et encore.

Le choix du matériau durable

Par conséquent, une évidence s’impose :
cet ustensile doit être réutilisable.
Il faut donc penser durable.

L’inox ?
Trop lourd pour se maintenir correctement dans la paille.

Finalement, le choix se porte sur le même matériau que les écocups de festivals : le plastique.
Dans certains contextes, ce matériau possède une réelle pertinence.

Le matériau retenu est alors le polypropylène (PP) :

  • recyclable,
  • léger,
  • résistant,
  • et parfaitement adapté à un usage extérieur.

De plus, pour une utilisation en plein air, l’objet est protégé contre les UV et le gel.

Ainsi, l’une des grandes difficultés de l’éco-conception apparaît clairement :
identifier le juste matériau, ni trop fragile, ni inutilement complexe.

Une des principales difficultés en éco-conception consiste à identifier le JUSTE matériau.

Contrairement aux écocups, que l’on accumule chez soi (la consigne appliquée n’étant toujours pas suffisamment élevée, 1€…), personne ne quittera un festival avec un urinoir sous le bras…

Ainsi naît l’uritonnoir !

Un petit objet très accessible, découpé dans une feuille de PP, expédié à plat et à monter soi-même.

Un petit objet qui raconte une histoire toute simple :

Cessez de disperser vos urines à tout vent !
Préférez-la concentrer dans une botte de paille.
Et ainsi, valorisez-la en engrais pour votre jardin-potage
r !