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SUPERFERTIL : une réclame pour l’eau et l’azote !

Réclame illustrée pour l’urinoir SUPERFERTIL : un homme s’émerveille devant les économies d’eau, avec les messages « 1 bidon = 50 pipis », « 1 chasse d’eau = 3 L » et « 3 × 50 = 150 L d’eau potable économisés ».

Un urinoir sur un bidon, ça mérite bien une réclame. Pour accompagner le lancement de SUPERFERTIL, nous avons choisi de renouer avec les codes de la réclame : des personnages expressifs, des situations décalées, une idée simple et des bénéfices concrets.

Derrière ces petites scènes inspirées des comics américains des années 1950, une même intention : rendre visibles des ressources que l’on a plutôt l’habitude d’évacuer.

150 litres d’eau potable économisés

Un bidon plein d’urine, c’est environ 50 pipis collectés. À raison de 3 litres d’eau de chasse évités à chaque utilisation, cela représente 150 litres d’eau potable économisés.

De quoi s’extasier, non ?

En recueillant l’urine séparément, SUPERFERTIL permet d’éviter l’utilisation de la chasse d’eau pour cet usage. Le principe est simple : un urinoir sec vissé sur un bidon amovible. Pas de chasse d’eau, pas de raccordement à l’évacuation. Lorsque le bidon est plein, il suffit de le transporter et envisager la valorisation de son contenu.

De l’azote pour le jardin

Mais l’intérêt de la collecte ne s’arrête pas aux économies d’eau.

L’urine contient naturellement de l’azote, un nutriment essentiel à la croissance des plantes. Collectée séparément, elle peut devenir une ressource pour la fertilisation du jardin, plutôt que d’être évacuée avec les eaux usées.

C’est l’autre sujet de notre réclame : une femme découvre que son bidon contient de quoi contribuer à fertiliser son jardin. Un contenu inattendu, pour une ressource que l’on considère rarement sous cet angle.

Cette valorisation suppose toutefois de respecter les bonnes pratiques d’utilisation, notamment en matière de dilution.

Changer les usages, renouveler les imaginaires

Avec SUPERFERTIL, nous cherchons à rendre visibles des gestes et des ressources que nos habitudes nous conduisent à ignorer.

Faire évoluer les usages commence parfois par changer de regard. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de l’urine.

SUPERFERTIL est conçu par FALTAZI Studio pour EKOVORE.

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SUPERFERTIL : une histoire de bidon

Urinoirs SUPERFERTIL Homme et Femme mobiles dans une salle de bain

Deux nouveaux équipements rejoignent le catalogue EKOVORE : SUPERFERTIL FEMME et SUPERFERTIL HOMME, deux urinoirs secs conçus pour collecter les urines directement dans un bidon.

Genèse : il manquait une pièce au système

En mai dernier, nous lancions les points d’apport volontaire (PAV) SUPERFERTIL, des mobiliers urbains destinés à collecter un fertilisant que nous produisons quotidiennement : l’urine.

L’objectif était de permettre aux particuliers de déposer leurs urines afin qu’elles puissent être collectées et valorisées comme fertilisant agricole.

Pour que cette collecte puisse fonctionner, il manquait une pièce essentielle : un objet en mesure de recueillir les urines, de les stocker temporairement et surtout de permettre leur transport jusqu’au point d’apport volontaire.

La réponse prend une forme toute simple : un urinoir vissé sur un bidon, qui se désolidarise une fois rempli pour faciliter son transport.

Ainsi sont nés les urinoirs SUPERFERTIL.

Au final… un petit objet bien pratique au quotidien !

Une fois ces nouveaux objets sous nos yeux, une évidence est apparue.

Pourquoi leur utilité dépendrait-elle nécessairement d’un Point d’Apport Volontaire ?

Leur compacité permet aux urinoirs SUPERFERTIL de trouver facilement leur place dans des toilettes existantes ou toute autre pièce de la maison, pour une utilisation pratique et autonome. Ils permettent de collecter les urines à la source, sans chasse d’eau et sans raccordement au réseau d’évacuation.

Le principe est simple : plutôt que de mélanger les urines à plusieurs litres d’eau potable pour les évacuer avec les eaux usées, on les collecte séparément dans un bidon.

Pas d’eau potable pour évacuer les urines, et des nutriments récupérés plutôt que mélangés aux eaux usées.

L’intérêt ne s’arrête pas à l’économie d’eau !

Les urines contiennent naturellement des nutriments, notamment de l’azote et du phosphore, utiles à la croissance des plantes.

Une fois collectées, elles peuvent donc être considérées comme une ressource fertilisante, plutôt que comme un simple effluent à évacuer.

Pour une utilisation au jardin, les urines collectées peuvent être diluées avec dix volumes d’eau avant l’arrosage.

Deux urinoirs, deux positions

SUPERFERTIL FEMME

SUPERFERTIL FEMME possède un receveur incliné en polypropylène. Il recueille les urines et les dirige vers le bidon.

Sa rotation sur 360° permet de l’orienter pour dégager les pieds et faciliter la position accroupie. Après utilisation, il peut également être placé en position de rangement.

SUPERFERTIL HOMME

SUPERFERTIL HOMME possède un receveur vertical en polypropylène, conçu pour une utilisation en position debout.

Le receveur est lui aussi orientable à 360°, permettant d’adapter sa position à l’espace disponible et à l’utilisation.

Dans les deux cas, l’urinoir est directement associé à un bidon destiné à la collecte des urines.

Et les odeurs ?

Collecter les urines séparément suppose évidemment de pouvoir les stocker sans générer d’odeurs.

SUPERFERTIL associe trois dispositifs complémentaires pour assurer un usage quotidien confortable :

  • un siphon sec à lamelles élastomères, qui crée une barrière entre le bidon et l’urinoir ;
  • l’acidification préalable des urines, avec environ 4 g d’acide citrique ménager par litre d’urine au début du remplissage du bidon ;
  • une pulvérisation régulière de vinaigre blanc sur le receveur après utilisation.

Cette combinaison permet de supprimer les odeurs dans les conditions normales d’utilisation.

Concevoir moins, mais concevoir juste

Cette démarche correspond à une idée qui nous est chère chez Ekovore : concevoir des objets simples, qui répondent à un besoin concret, tout en optimisant la quantité de matière nécessaire à leur fabrication.

Un urinoir associé à un bidon suffit à changer la destination d’un liquide que nous considérons habituellement comme un déchet.

Pour découvrir les urinoirs SUPERFERTIL, c’est ici !
SUPERFERTIL femme & SUPERFERTIL homme

Conception des urinoirs SUPERFERTIL : FALTAZI Studio

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SUPERFERTIL : un point d’apport volontaire d’urine pour fertiliser nos champs

Citadin déposant ses urines dans une borne SUPERFERTIL avec deux bidons de 5 litres en ville

Le blocage du détroit d’Ormuz révèle aujourd’hui l’une des vulnérabilités les plus silencieuses de notre système alimentaire. Un tiers des engrais azotés mondiaux transite par ce corridor de 34 kilomètres. Pourtant, une solution de collecte pourrait se développer dans nos villes : l’urine humaine, riche en nutriments, constitue un fertilisant naturel produit quotidiennement, gratuitement, par chacun d’entre nous.

L’urine, un fertilisant naturel à collecter en ville

L’urine humaine contient de l’azote et du phosphore sous des formes directement assimilables par les plantes, les mêmes éléments nutritifs essentiels que ceux des engrais de synthèse importés du Golfe persique. Stockée quelques mois, elle se transforme en lisain, un fertilisant agricole naturel prêt à l’emploi.

Le programme de recherche-action OCAPI du LEESU (École des Ponts ParisTech) l’a démontré concrètement avec le projet EnVille. Depuis fin 2023 à Châtillon (92), une vingtaine d’habitants déposent chaque semaine leur urine dans un point d’apport volontaire au sein de leur AMAP. L’urine collectée retourne ensuite aux champs sous forme de lisain. Le cycle des nutriments est refermé.

L’expérience fonctionne. La question est maintenant de changer d’échelle.

SUPERFERTIL : un point d’apport volontaire d’urine pour la métropole

C’est l’ambition qu’Ekovore souhaite poursuivre en proposant SUPERFERTIL, une borne de collecte d’urine conçue pour être déployée à l’échelle des territoires.

Conçu par le studio Faltazi, SUPERFERTIL s’installe dans l’espace public comme un point d’apport volontaire, à l’image des conteneurs de biodéchets déjà présents dans nos rues. Les habitants y déposent leur urine collectée à domicile, selon un geste simple et accessible à tous.

L’objectif : construire des filières locales de valorisation agricole de l’urine à l’échelle métropolitaine, en s’appuyant sur les logistiques de collecte existantes des vidangeurs et sur des prestataires spécialisés pour acheminer les volumes collectés vers les exploitations agricoles partenaires.

De l’urinoir sans eau au point d’apport volontaire

SUPERFERTIL s’inscrit dans une démarche plus large portée par Ekovore autour de la gestion écologique des urines en milieu urbain. Nos urinoirs écologiques sans eau permettent déjà de collecter l’urine à la source dans l’espace public, sans consommation d’eau. SUPERFERTIL complète cette approche en proposant la collecte citoyenne et la restitution aux champs.

Deux équipements, une même logique, ne plus traiter l’urine comme un déchet, mais comme une ressource.

Produire localement ce que nous importons de l’autre bout du monde

L’engrais azoté que nous faisons venir du Golfe persique, nous pouvons le produire localement, biologiquement, collectivement. SUPERFERTIL n’est pas seulement un équipement urbain, c’est une proposition de souveraineté alimentaire à l’échelle du quartier.

Alors? On remplit les bidons ?