Publié le — Laisser un commentaire

SUPERFERTIL : une histoire de bidon

Urinoirs SUPERFERTIL Homme et Femme mobiles dans une salle de bain

Deux nouveaux équipements rejoignent le catalogue EKOVORE : SUPERFERTIL FEMME et SUPERFERTIL HOMME, deux urinoirs secs conçus pour collecter les urines directement dans un bidon.

Genèse : il manquait une pièce au système

En mai dernier, nous lancions les points d’apport volontaire (PAV) SUPERFERTIL, des mobiliers urbains destinés à collecter un fertilisant que nous produisons quotidiennement : l’urine.

L’objectif était de permettre aux particuliers de déposer leurs urines afin qu’elles puissent être collectées et valorisées comme fertilisant agricole.

Pour que cette collecte puisse fonctionner, il manquait une pièce essentielle : un objet en mesure de recueillir les urines, de les stocker temporairement et surtout de permettre leur transport jusqu’au point d’apport volontaire.

La réponse prend une forme toute simple : un urinoir vissé sur un bidon, qui se désolidarise une fois rempli pour faciliter son transport.

Ainsi sont nés les urinoirs SUPERFERTIL.

Au final… un petit objet bien pratique au quotidien !

Une fois ces nouveaux objets sous nos yeux, une évidence est apparue.

Pourquoi leur utilité dépendrait-elle nécessairement d’un Point d’Apport Volontaire ?

Leur compacité permet aux urinoirs SUPERFERTIL de trouver facilement leur place dans des toilettes existantes ou toute autre pièce de la maison, pour une utilisation pratique et autonome. Ils permettent de collecter les urines à la source, sans chasse d’eau et sans raccordement au réseau d’évacuation.

Le principe est simple : plutôt que de mélanger les urines à plusieurs litres d’eau potable pour les évacuer avec les eaux usées, on les collecte séparément dans un bidon.

Pas d’eau potable pour évacuer les urines, et des nutriments récupérés plutôt que mélangés aux eaux usées.

L’intérêt ne s’arrête pas à l’économie d’eau !

Les urines contiennent naturellement des nutriments, notamment de l’azote et du phosphore, utiles à la croissance des plantes.

Une fois collectées, elles peuvent donc être considérées comme une ressource fertilisante, plutôt que comme un simple effluent à évacuer.

Pour une utilisation au jardin, les urines collectées peuvent être diluées avec dix volumes d’eau avant l’arrosage.

Deux urinoirs, deux positions

SUPERFERTIL FEMME

SUPERFERTIL FEMME possède un receveur incliné en polypropylène. Il recueille les urines et les dirige vers le bidon.

Sa rotation sur 360° permet de l’orienter pour dégager les pieds et faciliter la position accroupie. Après utilisation, il peut également être placé en position de rangement.

SUPERFERTIL HOMME

SUPERFERTIL HOMME possède un receveur vertical en polypropylène, conçu pour une utilisation en position debout.

Le receveur est lui aussi orientable à 360°, permettant d’adapter sa position à l’espace disponible et à l’utilisation.

Dans les deux cas, l’urinoir est directement associé à un bidon destiné à la collecte des urines.

Et les odeurs ?

Collecter les urines séparément suppose évidemment de pouvoir les stocker sans générer d’odeurs.

SUPERFERTIL associe trois dispositifs complémentaires pour assurer un usage quotidien confortable :

  • un siphon sec à lamelles élastomères, qui crée une barrière entre le bidon et l’urinoir ;
  • l’acidification préalable des urines, avec environ 4 g d’acide citrique ménager par litre d’urine au début du remplissage du bidon ;
  • une pulvérisation régulière de vinaigre blanc sur le receveur après utilisation.

Cette combinaison permet de supprimer les odeurs dans les conditions normales d’utilisation.

Concevoir moins, mais concevoir juste

Cette démarche correspond à une idée qui nous est chère chez Ekovore : concevoir des objets simples, qui répondent à un besoin concret, tout en optimisant la quantité de matière nécessaire à leur fabrication.

Un urinoir associé à un bidon suffit à changer la destination d’un liquide que nous considérons habituellement comme un déchet.

Pour découvrir les urinoirs SUPERFERTIL, c’est ici !
SUPERFERTIL femme & SUPERFERTIL homme

Conception des urinoirs SUPERFERTIL : FALTAZI Studio

Publié le — Laisser un commentaire

GLOOP : récupérer l’eau froide avant la douche

GLOOP récupère l’eau froide d’un pommeau de douche de 110 mm dans un bidon de 16 litres

Chaque été, la même réalité s’impose : notre ressource en eau est de plus en plus sous tension.

Sécheresses, limitations des usages, surveillance du niveau des nappes phréatiques… Les dernières années ont montré combien l’eau est à la fois précieuse et fragile. Ces épisodes nous invitent aussi à regarder autrement nos habitudes quotidiennes.

À la maison, nous utilisons parfois de l’eau potable sans en avoir réellement besoin. C’est notamment le cas au moment de prendre une douche : plusieurs litres peuvent couler avant que l’eau atteigne la température souhaitée.

GLOOP propose une réponse à ce gaspillage avec un récupérateur d’eau froide de douche. L’accessoire permet de collecter cette eau avant qu’elle ne parte à l’évacuation.

Pourquoi récupérer l’eau froide de la douche ?

Avant de prendre une douche, 4 à 7 litres d’eau peuvent s’écouler avant que l’eau n’atteigne la bonne température.

Cette eau est propre, mais nous l’envoyons généralement directement à l’évacuation. Pourtant, elle peut encore servir à de nombreux usages domestiques.

Plutôt que de chercher à supprimer ce temps d’attente avec des solutions toujours plus sophistiquées, GLOOP choisit une approche plus simple : récupérer l’eau qui coule déjà.

Comment fonctionne le récupérateur d’eau froide de douche GLOOP ?

Son fonctionnement est simple. Il suffit de placer le pommeau de douche dans GLOOP. L’accessoire dirige alors l’eau froide vers un bidon de collecte. Lorsque l’eau atteint la bonne température, retirez simplement le pommeau et prenez votre douche.

Vous pouvez ensuite utiliser l’eau récupérée pour arroser les plantes, nettoyer les sols, remplir les toilettes ou pour d’autres usages adaptés à une eau non potable.

Pas de plomberie à modifier. Pas de pompe. Pas de réservoir à installer.

GLOOP se limite à l’essentiel : un petit accessoire qui récupère une eau qui aurait autrement été évacuée.

Concevoir léger pour répondre à l’essentiel

Nous avons cherché une réponse légère, avec un minimum de matière et sans installation particulière.

Cette approche permet de répondre à un moment précis du quotidien sans ajouter de système complexe à la douche.

Un accessoire pensé pour ne pas contraindre le flexible

GLOOP intègre une tourelle orientable à 360°. Vous pouvez ainsi positionner le pommeau dans l’accessoire sans imposer une courbure particulière au flexible.

GLOOP existe pour les pommeaux de 100 et 110 mm et se visse sur un bidon de collecte.

Une fois le bidon rempli, vous pouvez facilement réutiliser l’eau pour différents usages non potables.

Réutiliser l’eau plutôt que la laisser partir

Moins gaspiller l’eau potable. Mieux réutiliser. Mieux valoriser.

Les périodes de sécheresse rendent cette réflexion particulièrement urgente. Pourtant, les économies d’eau ne devraient pas devenir une préoccupation uniquement lorsque des restrictions apparaissent.

Les pénuries rendent l’urgence visible quelques semaines par an. À nous d’en tirer des solutions qui trouvent leur place toute l’année dans les gestes du quotidien.

GLOOP, une solution pour économiser l’eau au quotidien.

Publié le — Laisser un commentaire

SUPERFERTIL : un point d’apport volontaire d’urine pour fertiliser nos champs

Citadin déposant ses urines dans une borne SUPERFERTIL avec deux bidons de 5 litres en ville

Le blocage du détroit d’Ormuz révèle aujourd’hui l’une des vulnérabilités les plus silencieuses de notre système alimentaire. Un tiers des engrais azotés mondiaux transite par ce corridor de 34 kilomètres. Pourtant, une solution de collecte pourrait se développer dans nos villes : l’urine humaine, riche en nutriments, constitue un fertilisant naturel produit quotidiennement, gratuitement, par chacun d’entre nous.

L’urine, un fertilisant naturel à collecter en ville

L’urine humaine contient de l’azote et du phosphore sous des formes directement assimilables par les plantes, les mêmes éléments nutritifs essentiels que ceux des engrais de synthèse importés du Golfe persique. Stockée quelques mois, elle se transforme en lisain, un fertilisant agricole naturel prêt à l’emploi.

Le programme de recherche-action OCAPI du LEESU (École des Ponts ParisTech) l’a démontré concrètement avec le projet EnVille. Depuis fin 2023 à Châtillon (92), une vingtaine d’habitants déposent chaque semaine leur urine dans un point d’apport volontaire au sein de leur AMAP. L’urine collectée retourne ensuite aux champs sous forme de lisain. Le cycle des nutriments est refermé.

L’expérience fonctionne. La question est maintenant de changer d’échelle.

SUPERFERTIL : un point d’apport volontaire d’urine pour la métropole

C’est l’ambition qu’Ekovore souhaite poursuivre en proposant SUPERFERTIL, une borne de collecte d’urine conçue pour être déployée à l’échelle des territoires.

Conçu par le studio Faltazi, SUPERFERTIL s’installe dans l’espace public comme un point d’apport volontaire, à l’image des conteneurs de biodéchets déjà présents dans nos rues. Les habitants y déposent leur urine collectée à domicile, selon un geste simple et accessible à tous.

L’objectif : construire des filières locales de valorisation agricole de l’urine à l’échelle métropolitaine, en s’appuyant sur les logistiques de collecte existantes des vidangeurs et sur des prestataires spécialisés pour acheminer les volumes collectés vers les exploitations agricoles partenaires.

De l’urinoir sans eau au point d’apport volontaire

SUPERFERTIL s’inscrit dans une démarche plus large portée par Ekovore autour de la gestion écologique des urines en milieu urbain. Nos urinoirs écologiques sans eau permettent déjà de collecter l’urine à la source dans l’espace public, sans consommation d’eau. SUPERFERTIL complète cette approche en proposant la collecte citoyenne et la restitution aux champs.

Deux équipements, une même logique, ne plus traiter l’urine comme un déchet, mais comme une ressource.

Produire localement ce que nous importons de l’autre bout du monde

L’engrais azoté que nous faisons venir du Golfe persique, nous pouvons le produire localement, biologiquement, collectivement. SUPERFERTIL n’est pas seulement un équipement urbain, c’est une proposition de souveraineté alimentaire à l’échelle du quartier.

Alors? On remplit les bidons ? 

Publié le — Laisser un commentaire

Et si les toits-terrasses se transformaient en surfaces actives?

Installation de quatre Rosiluv sur toiture-terrasse avec cassettes de sédum, posés sur IBC pour collecte d’eau pluviale et création d’un toit-éponge

Dans de nombreux projets, l’eau de pluie est encore évacuée vers le réseau… sans autre usage. Pourtant, à l’heure où les PLU(i) imposent la gestion à la source et où la question du biotope s’impose, les toitures plates ne peuvent plus être considérées comme des surfaces neutres.

Le collecteur d’eau pluviale ROSILUV propose une réponse en toiture, lorsque le projet ne permet pas l’installation de citernes enterrées. Un dispositif qui ne s’ajoute pas au bâtiment, mais qui participe à son écriture.

Deux directions de projet peuvent émerger

Travailler l’albédo

Ces modules inclinés en acier galvanisé interceptent et réfléchissent le rayonnement solaire avant qu’il n’atteigne le bitume. La toiture devient ainsi une surface de réflexion, modifiant son rapport au climat et contribuant à atténuer les effets de surchauffe.

Proposer une strate végétale « toit éponge »

Des cassettes de sédums installent une épaisseur vivante en toiture, capable d’absorber, retenir puis restituer l’eau de pluie. Associée à un stockage en toiture, cette approche articule végétalisation, régulation hydraulique et inertie thermique sur une même emprise.

Deux logiques, une même intention

Faire du toit un espace capable de collecter, stocker et tempérer.

Et vous ?

Voyez-vous des contextes où ce type de dispositif pourrait trouver une place juste dans vos projets ? Partagez vos exemples et idées en commentaire !

« L’intégration du module ROSILUV implique de vérifier la capacité portante de la toiture pour garantir un soutien fiable et pérenne. »

Publié le — Laisser un commentaire

Un composteur hors-sol, pour toilettes-sèches

Composteur hors-sol pour toilettes sèches avec deux cellules et seaux en attente de vidage, installé sur herbe le long d’un mur

En ville, les toilettes sèches se heurtent à un obstacle majeur : l’absence d’exutoire. Bien qu’elles constituent une alternative crédible au tout-à-l’égout, leur déploiement reste limité par plusieurs contraintes :
– gestion sécurisée des matières fécales
– possibilité d’installation sur sols non perméables
– protection contre les rongeurs.

Dans les logements, ateliers ou lieux culturels, l’usage des toilettes sèches se heurte rarement à un manque de volonté. Sans exutoire efficace ni dispositif adapté aux contraintes urbaines, le système ne fonctionne pas durablement.

Les toilettes ne sont jamais un objet isolé : elles s’inscrivent dans un système global où chaque élément technique compte.

Composteur pour toilettes sèches : une solution pensée comme un système

Nous avons imaginé une solution de compostage hors-sol qui répond directement aux contraintes spécifiques du milieu urbain. Ce dispositif autonome repose sur un principe éprouvé : le temps et le travail de la micro-faune du sol. Deux années de maturation assurent ainsi un traitement sûr et stabilisé des matières fécales.

Cette temporalité longue joue un rôle essentiel : elle stabilise biologiquement les matières et élimine les éléments pathogènes.

Schéma en coupe d’un composteur pour toilettes sèches montrant cellule de maturation, table d’ensemencement et bac inox de lixiviats avec robinet

Brique technique autonome du composteur pour toilettes sèches

La solution s’appuie sur une brique technique complète qui comprend :

  • Deux cellules de compostage (500 L ou 800L), équipées de tables d’ensemencement, pour le remplissage, la maturation et le stockage de litière (matière-sèche)
  • Table d’ensemencement à nourrir de sol vivant pour garantir le processus de compostage
  • Un bac de collecte des lixiviats, positionné sous les cellules, qui récupère les excédents liquides

L’ensemble forme un dispositif cohérent et autonome. Il se pose sur un sol artificiel non perméable, comme une cour bétonnée d’immeuble, et assure un fonctionnement sécurisé et pérenne.

Accompagnement professionnel du composteur pour toilettes sèches

Un service professionnel, écologique et local peut accompagner cette solution afin d’en garantir le bon fonctionnement dans la durée. Ce suivi permet également la maîtrise des flux et l’adaptation du dispositif aux usages réels.

Publié le — Laisser un commentaire

Pas de toit, pas de robinet… comment arroser un jardin partagé ?

Récupérateur d'eau de pluie autonome Rosiluv. Cuves IBC installées en série avec toitures en acier galvanisé pour la collecte d’eau de pluie, entourées d’un jardin et de bacs de récupération.

Un toit pour collecter l’eau pour arroser les jardins partagés est aujourd’hui une solution pratique lorsque l’accès au réseau d’eau est impossible. À Rennes, l’association Vivre à Beauregard a choisi une installation simple et efficace pour assurer l’arrosage de son jardin partagé.

Grâce à ce système, le jardin est désormais autonome en eau. Il peut ainsi fonctionner sans raccordement au réseau public.


Pourquoi récupérer l’eau de pluie dans un jardin partagé ?

Sans accès à l’eau courante, l’arrosage devient vite un frein au développement du jardin. Pourtant, la pluie offre une ressource gratuite, locale et renouvelable.

En récupérant l’eau de pluie, les jardiniers peuvent :

  • arroser sans gaspiller l’eau potable,
  • réduire les coûts,
  • sécuriser l’arrosage en période sèche,
  • et adopter une démarche écologique.

Ainsi, un toit pour collecter l’eau pour arroser les jardins partagés devient un outil clé pour garantir la continuité des cultures.


Une installation simple et efficace à Rennes

Sur la Promenade Pierre Roland Giot, l’association a installé trois cuves IBC reliées en série. Elles sont surmontées de deux toitures Rosiluv en acier galvanisé.

Ces toits captent directement l’eau de pluie. Ensuite, l’eau s’écoule dans les cuves et se stocke naturellement. Le volume obtenu couvre l’ensemble des besoins d’arrosage du jardin sur la saison.

De plus, l’installation reste robuste, facile à entretenir et rapide à mettre en place.


Quels sont les bénéfices concrets pour le jardin ?

Grâce à ce dispositif, le jardin partagé bénéficie :

  • d’une autonomie complète en eau,
  • d’une meilleure gestion des ressources,
  • d’une réduction de l’empreinte écologique,
  • et d’un confort d’arrosage pour les bénévoles.

En parallèle, cette solution renforce l’engagement écologique du projet. Elle montre aussi qu’il est possible d’agir localement, avec des moyens simples.


Une solution inspirante pour d’autres projets

Aujourd’hui, un toit pour collecter l’eau pour arroser les jardins partagés peut s’installer partout : dans un quartier, une école, une friche urbaine ou un jardin associatif.

Ce projet rennais prouve qu’avec quelques cuves, un système de récupération d’eau de pluie et une bonne organisation collective, un jardin peut devenir totalement autonome.

👉 Une initiative inspirante à découvrir sur place !

Un équipement conçu par Faltazi pour Rennes Métropole

Publié le — Laisser un commentaire

L’Uritonnoir : un petit geste pour l’urine, un grand pas pour le jardin

Uritonnoir / Urinoir sec / Urinoir pour valoriser l'urine en fertilisant naturel

Ekovore a à cœur de proposer des objets simples, utiles et porteurs de sens. Des solutions sobres et bien pensées, conçues pour adapter nos usages aux enjeux écologiques d’aujourd’hui.
L’Uritonnoir, conçu par le studio de design Faltazi, s’inscrit pleinement dans cette démarche. Discret et low-tech, il transforme un geste quotidien en véritable ressource pour le jardin.


L’urine : un engrais naturel largement sous-estimé

Chaque jour, nous produisons de l’urine. Pourtant, ce liquide est riche en nutriments essentiels à la fertilité des sols :

  • Azote (N)
  • Phosphore (P)
  • Potassium (K)

Ces éléments sont identiques à ceux des engrais chimiques, qui sont souvent importés, coûteux à produire et responsables d’impacts environnementaux importants.

Cependant, dans nos systèmes actuels, cette ressource est diluée dans plusieurs litres d’eau potable puis envoyée en station d’épuration… où elle sera neutralisée.
Un non-sens écologique évident.


Une solution simple et ingénieuse : l’Uritonnoir

C’est ici que l’Uritonnoir entre en jeu. Ce petit urinoir de jardin s’installe facilement sur une botte de paille, en extérieur. Il permet de capter l’urine et de l’imprégner dans un matériau riche en carbone.

Les avantages immédiats :

  • Pas d’odeur
  • Aucun réseau d’assainissement nécessaire
  • Zéro consommation d’eau

Ainsi, l’urine entre dans un cycle vertueux : elle amorce un processus de compostage naturel et peut ensuite fertiliser potagers, arbres et espaces verts.


Un outil low-tech au service de l’écologie du quotidien

Pensé pour le jardin, mais aussi pour des usages ponctuels lors d’événements festifs, l’Uritonnoir est rustique, robuste et efficace. Il s’inscrit parfaitement dans une démarche d’autonomie alimentaire et de gestion responsable des ressources.

Ce n’est pas un gadget.
C’est un véritable outil de jardinage, qui redonne du sens à un acte banal en transformant un “déchet” en ressource précieuse.


Où trouver l’Uritonnoir ?

L’Uritonnoir est disponible sur la boutique Ekovore, aux côtés d’autres solutions conçues pour mieux gérer les ressources, produire localement et concevoir des modes de vie plus sobres et résilients.

Et si cette saison, nous commencions simplement par valoriser ce que nous produisons déjà ?

Publié le — Laisser un commentaire

EKOVORE au Forum des rencontres annuelles Adapataville

Rencontres annuelles Adaptaville | Agence Parisienne du Climat

Le lundi 14 octobre prochain, nous serons présents au Pavillon de l’Arsenal à Paris à l’occasion du Forum des Rencontres Adaptaville. À cette occasion, nous présenterons nos équipements EKOVORE, conçus pour accompagner la transition écologique.

L’accent sera mis sur nos solutions de collecte d’eau pluviale :

Ce sera également l’opportunité de discuter de nos urinoirs sans eau NPK, homme et femme, ainsi que de nos composteurs modulaires, spécialement conçus pour les copropriétés.

Nous vous invitons à noter cette date dans vos agendas :

Lundi 14 octobre, de 14h à 18h, au Pavillon de l’Arsenal.

Plus d’informations sur : Adaptaville.

Panoplie EKOVORE
Panoplie EKOVORE des équipements destinés à la transition écologique
Publié le — Laisser un commentaire

L’uritonnoir | L’urinoir malin

Uritonnoirs installés aux USA avec pare-vues et sous une tente


L’urine est une thématique qui captive !
Au lancement de l’Uritonnoir, nous avons bénéficié d’un bel article dans le GUARDIAN :

“L’Uritonnoir: the straw bale urinal that makes compost from ‘liquid gold' ».

Pour accompagner son usage, nous avons préparé deux supports essentiels : une notice de montage et un mode d’emploi


Notice de montage

L’objet s’expédie à plat et nécessite l’assemblage de deux pièces une fois livré.
Un tuto détaillé est désormais en ligne pour guider l’utilisateur pas à pas.


Mode d’emploi

Ce guide permet de comprendre le fonctionnement de ce nouvel outil un peu exotique.
L’association paille + urine (carbone + azote) permet de générer du fumain (fumier humain).
L’Uritonnoir est conçu dans un matériau résistant aux UV et au gel, ce qui lui permet de rester à l’extérieur.
Il est lavable et peut s’empiler facilement pour le stockage.


Observations sur les usages

1. Popularité en Europe

L’Uritonnoir est particulièrement plébiscité en Europe, surtout dans le nord.
Peut-être une question de culture… ou de bière ? Mystère.

2. Diversité des installations

Les photos reçues montrent différentes configurations :

  • Pudeur : bottes de paille agencées astucieusement
  • Adaptation aux publics : ajustement de la hauteur pour enfants, ajout de pare-vues pour femmes
  • Accessoirisation : poubelles, support pour poser sa boisson
  • Détournement d’usage : utilisation directe dans des andains de compost pour activer la transformation

3. Matière sèche utilisée

Le choix de la matière varie selon les disponibilités locales :

  • Paille : recommandée, issue des cultures céréalières, 20€ la balle de 300 kg
  • Foin : plus absorbant mais coûteux, moins pertinent car destiné au bétail
  • Autres fibres : en Nouvelle-Zélande, la nature exacte des bottes reste inconnue

Les atouts de l’Uritonnoir

Après plus de dix ans d’existence, l’Uritonnoir reste l’urinoir le plus léger et le moins cher du marché :

  • 400 grammes seulement
  • Prix imbattable 💥
Publié le — Laisser un commentaire

L’uritonnoir | Le TEST

Pisseur d'uritonnoir au Hellfest

Nous savons que l’Uritonnoir fonctionne parfaitement en fond de jardin, mais il restait à tester la capacité d’absorption des bottes de paille sur un public plus conséquent.

Quel festival pour notre test ?

Nous avons rapidement pensé à un événement près de Nantes : le Hellfest ! 😈
Petit coup de fil au KING de la logistique, toujours à la recherche de solutions sanitaires innovantes, et c’est parti pour un test grandeur nature.

Il nous propose d’installer neuf balles de paille rondes, chacune équipée de 3 Uritonnoirs.
Au total, 27 Uritonnoirs au centre du White Camp Hellfest, où 30 000 festivaliers viennent planter leurs tentes.

Une petite équipe d’observation s’organise. Comme tous designers consciencieux, nous plantons également nos tentes à une extrémité des balles de paille, munis de compteurs manuels.

Premiers jours de test

Le festival ouvre ses portes et l’expérience commence !

Très vite, les festivaliers abandonnent les gobelets de 25 cl pour adopter des pichets d’1,5 litre. 🍺🍺🍺🍺🍺
Un vrai tsunami d’urine en perspective !

Heureusement, des solutions sanitaires complémentaires sont en place. La première journée se déroule calmement. Les vagues de festivaliers se succèdent, posent leurs pichets sur les bottes de paille et vidangent leurs vessies à un rythme effréné.

La troisième journée est plus compliquée. Un changement de balle aurait été utile, mais sur un festival aussi fréquenté, les véhicules de manutention sont proscrits pour des raisons de sécurité.
C’est ce qu’on peut appeler un crash-test grandeur nature d’une fonction technique !

La petite victoire ? Entendre les festivaliers s’exclamer :

“Ah ! Mais c’est pour faire du fumier… malin !” 🪱
À ce moment, nous savons que l’Uritonnoir véhicule bien le message essentiel.

Bilan du test

Grâce à cette expérience, nous pouvons maintenant dimensionner correctement le nombre d’Uritonnoirs en fonction du nombre d’usagers.

L’Uritonnoir répond avec grande efficacité pour les contextes suivants :

  • Micro-festivals avec peu de moyens pour louer des sanitaires
  • Fêtes agricoles (paille facilement accessible)
  • Classes vertes, scoutisme et camps Nature
  • Événements sportifs (trails, courses à pied)
  • Fêtes familiales et anniversaires
  • Événements d’entreprise
  • Campings et gîtes à la ferme
  • Sites d’accrobranche et via ferrata
  • Parcs aventures
  • Et bien sûr, tous les fonds de jardin

Ainsi, l’urine peut être récoltée et valorisée in situ comme engrais, par exemple pour les tomates 🍅.