Description
SUPERFERTIL est un point d’apport volontaire d’urine : une borne de dépôt qui s’installe dans l’espace public pour permettre aux habitantes et habitants d’un quartier d’apporter eux-mêmes leurs urines pour les valoriser comme fertilisant naturel pour l’agriculture. Sur le même principe que les points d’apport volontaire pour les déchets alimentaires, SUPERFERTIL repose sur un geste citoyen. C’est l’usager qui collecte à domicile et dépose en borne, fermant ainsi le cycle écologique entre la ville et les champs. L’urine humaine contient les trois principaux nutriments pour la croissance des plantes : azote (N), phosphore (P) et potassium (K). C’est un engrais liquide local, renouvelable et gratuit.

Un point d’apport volontaire au cœur d’une filière circulaire
SUPERFERTIL s’inscrit dans une chaîne complète où chaque maillon dépend du geste de l’habitant :
- La collecte à domicile : À la maison, vous recueillez les urines dans un bidon dédié, équivalent du seau à compost pour les biodéchets. Une fois plein, vous transportez ce bidon jusqu’à la borne de quartier.
- Le dépôt en borne : L’opercule d’entrée en forme d’entonnoir vous permet de vider le bidon de façon simple et pratique directement dans SUPERFERTIL.
- La collecte et le traitement — Un service dédié récupère ensuite les urines pour les stocker.
- Le retour à la terre — L’organisme partenaire redistribue le fertilisant aux agriculteurs locaux pour fertiliser les cultures.
Pourquoi un point d’apport volontaire d’urine fertilisante ?
Notre système actuel repose sur un paradoxe énergétique. D’un côté, nous fabriquons des engrais azotés à partir de gaz naturel et de ressources fossiles importées. De l’autre, nous détruisons en station d’épuration — par un procédé tout aussi énergivore — la même molécule d’azote que nous venons d’excréter. Deux processus, deux consommations d’énergie, deux sources de pollution, pour un résultat net nul en termes de circularité.
Concrètement, la séparation à la source de l’urine permet de court-circuiter ce non-sens en une seule intervention. Elle supprime à la fois le besoin d’engrais de synthèse en amont et le coût de destruction d’engrais naturel en aval.
Caractéristiques techniques
- Mobilier urbain en acier inoxydable qui peut être installé dans l’espace public, sur une place, un trottoir, en pied d’immeuble, sur parking de supermarché ou sur aire d’autoroute.
- Ouverture en entonnoir pour faciliter le dépôt
- Système de confinement et de stabilisation pour éviter la volatilisation de l’azote et les odeurs
- Compatible avec les systèmes de collecte dédiés à la valorisation urinaire
- Dispositif équipé d’une sonde communicante pour optimiser la logistique de collecte
- Capacité 220 litres
À qui s’adresse SUPERFERTIL ?
En premier lieu, SUPERFERTIL est destiné aux collectivités, bailleurs sociaux, aménageurs urbains, chambres d’agriculture et opérateurs de services urbains souhaitant déployer un point d’apport volontaire d’urine fertilisante à l’échelle d’un quartier ou d’une ville. La borne peut être implantée en voirie, en pied d’immeuble, sur un marché ou dans tout espace de proximité adapté au geste de dépôt. Elle s’inscrit naturellement dans un plan local de réduction des intrants agricoles de synthèse, un projet d’économie circulaire territoriale, ou une démarche de sobriété en eau et en énergie.
À découvrir également
SUPERFERTIL s’intègre dans une gamme complète de mobiliers urbains écologiques. Découvrez également les uritrottoirs pour la gestion des urines dans l’espace public.
Ressources
LEESU — Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains | Programme OCAPI | Utiliser l’urine humaine en agriculture
Le système alimentation/excrétion des territoires urbains : régimes et transitions socio-écologiques | Thèse de Fabien Esculier
Engrais naturel VS engrais de synthèse
Le système agricole actuel repose sur un paradoxe coûteux et polluant. D’un côté, pour nourrir nos cultures, nous synthétisons des engrais azotés à partir de gaz naturel et d’énergie fossile — un procédé industriel intensif, émetteur de gaz à effet de serre, dépendant de ressources importées. De l’autre, une fois ces nutriments consommés et excrétés, nous les détruisons. Car mélangée à l’eau dans nos réseaux d’assainissement, l’urine — pourtant riche en azote biodisponible, en phosphore et en potassium — ne peut être récupérée : trop diluée, elle doit être éliminée en station d’épuration par un procédé qui est, lui aussi, très énergivore et source de gaz à effet de serre émissif.
Système linéaire mondialisé
Le résultat : deux usines aux deux extrémités de la même chaîne alimentaire, consommant chacune de l’énergie et des ressources fossiles — l’une pour construire un engrais, l’autre pour détruire exactement la même molécule. Deux pollutions, deux factures, zéro circularité.
La séparation à la source de l’urine rompt cette absurdité en une seule intervention. En captant les nutriments avant leur dilution, elle supprime simultanément le besoin d’engrais de synthèse en amont et le coût de leur destruction en aval. L’urine cesse d’être un déchet à traiter : elle redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être — un fertilisant local, renouvelable et gratuit.
Système circulaire local

FAQ
Questions fréquentes
À quoi sert la borne SUPERFERTIL ?
SUPERFERTIL est une borne de collecte d’urine destinée à la fertilisation agricole. Elle permet aux habitants de participer volontairement à une démarche de recyclage des nutriments, en déposant leurs urines dans un point d’apport dédié. Ce “geste fertile” contribue à produire un engrais local, renouvelable et utile à l’agriculture.
Comment fonctionne le retour à la terre des urines des habitants ?
Un service de collecte vient régulièrement vider les réservoirs des bornes SUPERFERTIL. Une sonde communicante permet de suivre leur niveau de remplissage et d’optimiser les tournées. Les urines collectées sont ensuite hygiénisées et stockées avant d’être valorisées en agriculture, dans une logique de circuit court.
Pourquoi collecter les urines humaines ?
Dans un contexte de tensions internationales sur les engrais de synthèse, les urines sont une ressource précieuse pour l’agriculture. Elles contiennent naturellement les principaux nutriments nécessaires à la croissance des plantes : azote, phosphore et potassium. La valorisation des urines constitue une alternative locale, écologique et pertinente.
Comment procéder à la maison ?
Il existe plusieurs solutions simples pour collecter ses urines au quotidien :
- Urinoirs secs (hommes et femmes) raccordés à un réservoir dédié
- Systèmes “fait maison” (DIY) élaborés à partir de bidons en plastique découpés et assemblés
- Utilisation d’un pot de chambre
Pour limiter les odeurs, il est recommandé d’acidifier l’urine avec soit une petite quantité d’acide citrique en poudre (4 g/L), soit du vinaigre ménager (1 cuillère à soupe par litre), produits que l’on trouve aisément en droguerie ou en rayon nettoyage de supermarché.
Où trouver un point d’apport volontaire d’urine ?
Des points d’apport volontaire SUPERFERTIL pourront être déployés par les collectivités dans l’espace public, dans une logique de valorisation locale des nutriments. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour savoir si ce type de dispositif est envisagé ou pourrait être mis en place à proximité de chez vous.
Existe-t-il des points d’apport pour les automobilistes et routiers ?
Des points d’apport volontaire SUPERFERTIL pourront être installés sur les aires d’autoroute et les grands axes routiers. De nombreuses bouteilles plastiques d’urine sont aujourd’hui retrouvées le long des routes. Pour éviter cette pollution environnementale et réduire les coûts de ramassage, chaque conducteur pourra à terme vider facilement ses urines dans un point d’apport volontaire SUPERFERTIL.
Les commerces et établissements recevant du public peuvent-ils s’équiper ?
Oui, les commerces et établissements recevant du public pourront installer des bornes SUPERFERTIL, notamment sur leurs parkings. Ces points d’apport permettront aux usagers de déposer leurs urines lors de leurs déplacements quotidiens, sans détour spécifique, tout en contribuant à une démarche locale d’économie circulaire.
Est-ce que l’urine produit des odeurs nauséabondes lors de sa manipulation et de son stockage ?
Non, à condition de respecter quelques règles simples. L’urine fraîche est naturellement peu odorante. Les mauvaises odeurs apparaissent surtout lorsqu’elle stagne dans de mauvaises conditions, notamment sous l’effet de l’activité bactérienne qui transforme certains composés en gaz odorants (dont l’ammoniac).
Pour éviter cela, il suffit d’appliquer des principes de base :
- Utiliser un contenant propre : une urine collectée dans un bidon propre reste stable beaucoup plus longtemps
- Fermer hermétiquement : un simple bouchon empêche les odeurs de se diffuser
- Stabiliser l’urine : l’ajout d’une petite quantité d’acide citrique (environ 4 g/L) ou de vinaigre ménager (1 cuillère à soupe par litre) permet d’acidifier le milieu, de limiter la volatilisation de l’ammoniac et de ralentir l’activité bactérienne
Ces bonnes pratiques permettent d’éviter efficacement la formation d’odeurs désagréables au stockage et à la manipulation.
Est-ce qu’un point d’apport volontaire d’urine produit de mauvaises odeurs ?
Non, un point d’apport volontaire ne génère pas de mauvaises odeurs lorsqu’il est correctement conçu et entretenu.
Les odeurs apparaissent principalement lorsque l’urine est stockée dans de mauvaises conditions. Les bornes SUPERFERTIL intègrent justement des principes simples et efficaces pour les éviter :
- Un réservoir fermé, qui empêche la diffusion des odeurs
- Une collecte régulière, optimisée grâce à une sonde de niveau
- Une stabilisation des urines pour limiter la formation d’odeurs
Comme pour un usage domestique, la maîtrise des odeurs repose sur la propreté, l’étanchéité et la stabilisation de l’urine. Bien gérés, ces dispositifs restent parfaitement compatibles avec un usage en espace public.
Avis
Il n’y a pas encore d’avis.